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PROTEGER LA DIGNITÉ HUMAINE

La protection de la dignité humaine emporte le respect des droits de l'homme et la protection de l'enfance. Elle représente la pierre angulaire sur laquelle repose notre action sur Africa Radio Programme. Le fameux respect de l'autre cher aux hommes politiques n'aurait de sens s'il n'est pas fondé l'éthique de la vérité. Si chacun, quelque soit sa position dans la société, ne s'emploie pas à respecter l'autre, les grands discours seraient simplement réduits à la violence légitime, cette violence exercée par les Etats et qui a toujours permis de justier ou de cautioner tous les drames connus de l'histoire. Vous connaissez tous ces voies de fait qui justifient les crimes de guerre. Il est donc du devoir de tout un chacun d'agir pour dénoncer toutes les formes d'atteinte à la dignité humaine afin de faire progresser l'amitié. La vérité ne fait du mal à personne. C'est son absence qui fait le lit de la haine.

Il n’y a aucun Etat qui n’affirme sa volonté de promouvoir les droits de l'homme. On ne trouve nulle part une seule nationquin affirme ne pas vouloir protéger la dignité humaine. Il n'y a cependant aucun pays où les organismes qui surveillent la marche du monde des droits humains ne trouvent à redire sur les limites explicites ou subtiles qui entravent la sauvegarde des libertés individuelles et qui contredisent la proclamation de ses mêmes droits. La recherche de la vérité s'arrête souvent devant la porte des gouvernants, par commission ou par omission. Il y a plusieurs raisons à cela.

Alors que les croissances économiques sont toujours croissantes, les communautarismes montent en proportions inversées et partout dans le monde. Le pouvoir de l’argent reste contrôlable. La résurgence de nouveaux pauvres dans les pays riches alimentent les extrêmes. Les solidarités deviennent suspectes. Les méfaits des guerres défient toute logique et hypothèquent l'avenir de nations entières. Les maladies opportunistes se développent et opposent un camouflet aux avancées technologiques. Le déficit des développements engendre exiles et humiliations qui neutralisent les démocraties, qu'elles soient naissantes ou anciennes. Les exilés et autres refugiés deviennent des sans droit ou des dépossedés de droit. On se tue au nom de la liberté. Le commerce des armes prolifère . L’humain est devenu une simple statistique.

Ces faits incontestés sont autant d’événements de notre temps qui donnent une singulière actualité à la notion que recouvre la dignité humaine. Ces faits permettent d’entrevoir en quoi la responsabilité incombe aux gouvernants de faire de la lutte contre les atteintes à la dignité humaine leur obligation première. Faut-il encore la notion de protection de la dignité humaine soit une réalité comprise par tous. Disons que la dignité humaine ou les droits de l’homme sont reconnues comme inhérentes à la personne humaine et considérées comme essentielles à la démocratie, à la paix et au développement. Ses prérogatives sont admises comme des normes à valeur constitutionnelle et consacrées par de nombreuses conventions internationales. Le concept des droits de l’homme est ainsi incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la vocation historique d’une caste, d’une race, d’un peuple, d’une classe ou d’un quelconque groupe social. Il est objectivement exclusif de l’idée que la construction d’une société meilleure puisse justifier ou servir d'alibi à l’élimination ou l’oppression de ceux qui sont supposés faire obstacle à cette édification. Le concept de la dignité humaine est donc par prétention universel et égalitaire. L'universalité prétendue de ce concept s'oppose néanmoins à l'inégalité des hommes devant la vérité historique de l'intangibilité de l'humain. On peut attribuer la cause de cette contradiction aux sources doctrinaires du droit international moderne.

Par référence à la notion médiatique de "communauté internationale", le concept des droits de l’homme s’arrêtent généralement à deux déclarations  : celle édictée par les Révolutionnaires français le 26 août 1789 et celle adoptée par les Nations unies à Paris le 10 août 1948. La première stipule en son article 1er que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits et que les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. » La seconde stipule, également en son article premier, que : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ; qu’ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »  Ses deux textes constituent la référence théorique et le socle de toutes les proclamations de la volonté des Etats à combattre l'atteinte à la dignité humaine. Ses deux textes organisent l’idée que l’homme, en tant que tel et indépendamment de sa condition sociale, a des droits inhérents à sa personne, inaliénables, sacrés, opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir.

L'orientation éditoriale qui est la nôtre et qui consiste à toujours mettre en avant les perspectives africaines de la marche du monde, nous oblige à rappeler que la première déclaration «  écrite et formelle  » des droits de l’Homme et été énoncée au Mali en 1222 par Soundjiata Keïta et encapsulée dans un opuscule titré « Charte du Manden ». Charte du Manden édictée pour la première fois en Afrique La Charte du Manden (ou Mandé - Manden est la transcription officielle du pays mandingue), a été conçue par une confrérie de chasseurs du Mandé, localisée au sud de la capitale malienne de Bamako. Cette déclaration, solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soundjiata Keïta comme empereur du Mali à la fin de l'année 1222 fut, depuis, transmise par voie orale et par la voix des griots.

Le texte constitutionnel de la charte du Manden
Il est dit que : ...Cette charte s'adresse aux « douze parties du monde ». Ce préambule énonce clairement la prétention universelle d'une charte qui comporte sept paroles comme suit  :

  • « Toute vie est une vie »
  • « Le tort demande réparation  »
  • « Pratique l'entraide »
  • « Veille sur la patrie »
  • « Ruine la servitude et la faim »
  • « Que cessent les tourments de la guerre »
  • « Chacun est libre de dire, de faire et de voir .»

On trouve donc dansla Charte du Manden les thèmes qui seront traités plus tard dans les déclarations des droits de l'homme occidentales qui préconisent respect de la vie humaine, liberté individuelle, justice, équité et solidarité. En prenant le parti de lutter contre ce qui lui apparaît déjà comme la racine des conflits et l'esclavage, la Charte du Manden identifie la violence des situationscomme précèdant la violence de la guerre. Elle symbolise déjà une approche de la non-violence dont la thématique gandhienne n'est pas aussi éloignée que cela. On en revient ainsi à l'idée, en réalité, que l’homme ne défend que ce dans quoi il se reconnaît et qui lui est reconnu. La défense de la dignité humaine et des droits de l'homme est encore très largement une affaire des pays occidentaux. Cela se manifeste dans toutes les irritations diplomatiques qui accompagnent son évocation au plan international. L’histoire a peut-être un rôle à jouer et qu'elle ne joue pas encore pleinement à l’heure actuelle pour que la défense des atteintes contre la dignité humaine devienne véritablement l'affaire de tous.

Cependant, les droits de l'homme sont légalement définis dans des lois et conventions internationales et dans des lois internes de nombreux États. Il y a donc des outils pour défendre la dignité humaine sur la simple base morale qui englobe le développement et le travail pour tous ; la lutte contre la guerre, la peine de mort et la misère ; la lutte contre la pornographie enfantine, l’incivilité, le racisme, la haine et l’apologie des crimes et les postures révisionnistes qui s'y rapportent. Certains manuels scolaires enseignent encore implicitement la notion de supériorité des races alors que chaque pays dispose des moyens juridiques nécessaires pour respecter et faire respecter la dignité humaine et en faire une obligation qui incombent réellement aux Etats.

Les procédures de signalement des atteintes à la dignité humaine
Concernant la France par exemple, pour lutter contre la pornographie enfantine, l'incitation à la haine raciale, l'apologie de la colonisation et des crimes contre l’humanité, qui sont autant de manifestations d'atteinte à la dignité humaine, les cinquième et huitième alinéas de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et l’article 227-23 du code pénal, permettent d'initier une procédure de signalement. Les dispositions de l’article 6.7 alinéa 4 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 permet de promouvoir la confiance dans les nouvelles technologies de l'informations. C'est pourquoi Africa Radio Programme invite tous ses lecteurs à porter à notre connaissance tout site Internet, tout propos tenu lors d’émissions radiophoniques ou télévisées qui comporteraient des faits visés par ce qui précède en nous en faisant une description avec vos coordonnées, (identité, adresse, e-mail, téléphones avec les codes internationaux et horaires éventuels d'appels).

Toute personne trouvant sur Internet des contenus portant atteinte à la dignité humaine, des contenus à caractère pornographique mettant en scène des mineurs ou faisant l’apologie des crimes d’atteintes volontaires à la vie, à l’intégrité de la personne tels que lynchages, crimes de guerres ou agressions sexuelles définies par le livre II du code pénal (viol, atteinte à la pudeur, outrage public à la pudeur, harcèlement sexuel….) ; contenus faisant l’apologie des crimes de guerre ou incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de la couleur de leur peau, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée; peut porter de tels fait à notre connaissance. Tout signalement peut se faire par simple courrier électronique comportant les coordonnées de son expéditeur à l'adresse ci-dessous. De tels signalements seront enregistrés automatiquement dans la base de données Africa Radio Programme à l’intention des autorités compétentes. Africa Radio Programme effectuera les premières vérifications et transmettra, les signalements aux services de police ou de gendarmerie territorialement compétents. En cas d’atteinte à la dignité humaine suffisamment apparente et caractérisée, Africa Radio Programme procédera à la suspension de l'auteur incriminé.

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